Le cannibale de Paris (You Have Sixty Minutes)


« Sadique, terrifiant, et cruel, le Cannibale de Paris ne vous épargnera pas, votre souffrance sera son plaisir, si vous ne réussissez pas à vous échapper.

Préparez vous à vivre une expérience à vous glacer le sang. »

Adeptes des « salkifonpeur », « Le cannibale de Paris » nous avait forcément tapé dans l’œil (à défaut de nous le bouffer) à l’annonce de son ouverture. On résiste, on patiente, on laisse quelques mois d’existence à la salle pour se roder… mais un escape se targuant d’être le plus gore de Paris, forcément, on ne peut pas s’en empêcher et on s’y colle. Team de 4 joueurs pour ce tour ci (qui a dit « pas les coui**** de splitter en 2 contre 2 »??).

Pour le scénar, toi, fan de cinéma d’horreur, tu le devines aisément: un cannibale se taillerait bien une bavette dans ton cuisseau, et le temps de dresser la table, il va bien falloir qu’il te trouve de quoi t’occuper…

Oui, si le moindre petit film d’horreur te fout déjà la frousse, si les décors et ambiances gores te collent la gerbe, si tu es un tantinet susceptible fasse à l’autorité d’un psychopathe, évoluer dans cette salle risque de t’être ardu.

« Alors on fait moins sa maline? »

Le jeu

Le jeu, ou du moins l’immersion, démarre aussitôt devant la porte de l’enseigne… toutes les vitres sont opaques, un écriteau nous demande d’attendre que l’on nous ouvre, une porte qui s’entre-baille et nous demande d’une voix forgée à la gitane maïs si nous sommes au complet… Ce qui se confirme une fois à l’intérieur de la salle d’accueil avec le GM déjà dans son rôle. L’introduction, le briefing, se détache vraiment des autres escapes que nous avons pu faire et tout est fait pour souiller ses sous-vêtements. C’est à peine si on ose demander à faire le fameux arrêt pipi.

La mise en place du jeu nous plonge encore un peu plus dans le scénario. On se fait même la réflexion que ce serait un bon point de départ de fait divers et que l’on ferait exactement comme ça si nous devions trucider tout un groupe: leur faire croire que tout est fake… du moins pour commencer….

Niveau énigmes rien de fou ni d’insurmontable. C’est relativement simple, rien des très high-tech, pas mal de déjà vu dans les mécanismes, et plutôt pas mal de fouille. Par contre c’est une salle qui met rapidement à l’épreuve la coopération des joueurs et la communication. De ce point de vue j’ai trouvé que nous avons vraiment joué une salle en équipe. Il faut dire que l’ambiance est tellement immersive, des instruments de torture, des « objets » plus poisseux les uns que les autres, un cannibale un peu sur les nerfs… cela incite plutôt à se coller les uns contre les autres qu’à se lancer dans des charades chacun dans son coin.

C’est vraiment le gros point fort de cette salle, le décor, l’ambiance, le climat que les créateurs ont réussi à y installer et que le GM entretient parfaitement. On le répète à chaque fois mais bon escape = bon GM.

Quelques petits points d’ombre sur le scénario mais quand nous parvenons à sortir de la salle on s’en fout, on est vivant!

 

« encore raté pour cette année le record d’épluchage de patates »

Pour conclure

Première salle pour You have sixty minutes et très bonne salle pour les fans de gore ou d’horreur. Parfait pour ceux qui veulent tester leurs potes et voir à quel point ils sont prêts à vous abandonner sur place dès que ça sent le roussi.

En revanche les puristes de gameplay ou de gadgets high-tech risquent de rester sur leur faim (cannibale/faim/manger… mouahahahaha).

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